Le Coude Haut — Ça chauffe déjà dans la FHSW
Anaheim part sans faute, Marchenko mène les pointeurs et les gros noms ne racontent pas toute l’histoire
Par Rémi Lacerte, Clara Bérubé, Bastien Lacroix et Gaston « Deux Minutes » Beaulieu
Saison 24 — bilan arrêté à l’export STHS du 10 octobre 2026 à 9 h 19 min 53 s.
Anaheim a gagné ses quatre premiers matchs. Connor McDavid cherche encore son premier point. Entre ces deux départs, la saison 24 offre déjà de quoi discuter : Kirill Marchenko mène les pointeurs, Montréal reçoit de la production de ses recrues et plusieurs joueurs font leur travail sans se retrouver en haut de la colonne des buts.
Trois ou quatre rencontres ne règlent pas une saison. Elles donnent toutefois des enjeux immédiats : prolonger une poussée, relancer une attaque ou comprendre pourquoi un joueur produit moins que son équipe. Ce premier bilan passe de l’attaque à la ligne bleue, puis devant le filet. Les points restent au menu, mais les défenseurs et les gardiens ont leurs propres dossiers : production, contacts, blocages, charge de travail et efficacité.
Rémi Lacerte — Anaheim gagne avec ses deux gardiens
Quatre victoires, 18 buts marqués, sept accordés : les Ducks ont le départ le plus net à raconter. Leur gain de 7–2 contre Tampa Bay ajoute un résultat convaincant à un différentiel collectif de +11.
Le rendement devant le filet mérite une place au premier plan. Spencer Knight a deux victoires, un taux d’arrêts de ,968 et une moyenne de 1,50. Linus Ullmark a lui aussi remporté ses deux apparitions, avec une efficacité de ,940 et une moyenne de 2,00. Anaheim reçoit une réponse des deux côtés de son tandem.
Les deux gardiens arrêtent une forte proportion des tirs comptés. Pour Anaheim, ce tandem est déjà l’un des faits marquants du départ, aux côtés de l’attaque.
Roope Hintz complète ce départ avec sept points, dont six passes. L’attaque ne se résume donc pas à un joueur qui marque beaucoup : elle compte aussi un centre qui contribue au pointage en alimentant ses partenaires.
Clara Bérubé — Hot : Marchenko finit, Mittelstadt accumule
HOT — Les palettes chauffent

Colorado
Kirill Marchenko
5 B · 4 A · 9 P4 matchs · 18 tirs

Colorado
Casey Mittelstadt
3 B · 5 A · 8 P4 matchs · 22 tirs

Floride
Kyle Connor
4 B · 3 A · 7 P3 matchs · 15 tirs
Cinq buts et neuf points en quatre matchs : Marchenko possède le dossier offensif le plus spectaculaire de ce relevé. Il a pris 18 tirs et inscrit deux buts en avantage numérique. Avec cinq buts sur ces 18 tirs, sa réussite atteint 27,78 %.
Casey Mittelstadt ajoute huit points et 22 tirs au départ du Colorado. Les deux produisent beaucoup, mais pas de la même façon : Marchenko marque davantage; Mittelstadt compte une passe de plus et un volume de tirs supérieur. Ce dernier gagne aussi 56,39 % de ses 133 engagements. Son nom revient dans plusieurs colonnes.
| Joueur | Club | PJ | B | A | P | Tirs | Tirs % |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Kirill Marchenko | 4 | 5 | 4 | 9 | 18 | 27,78 % | |
| Casey Mittelstadt | 4 | 3 | 5 | 8 | 22 | 13,64 % | |
| Kyle Connor | 3 | 4 | 3 | 7 | 15 | 26,67 % |
Kyle Connor compte un match de moins, mais déjà quatre buts et sept points. La Floride est à 3–0–0, avec 17 buts marqués. Marchenko mène au total; Connor produit légèrement plus par rencontre, à 2,33 points contre 2,25. Le nombre de matchs change la comparaison.
Au Colorado, les 18 buts pour et les 13 contre racontent un autre contraste. L’attaque produit; le club, à 3–1–0, laisse aussi des buts à ses adversaires. Le −1 de Marchenko et le différentiel nul de Mittelstadt empêchent de confondre leur récolte de points avec un bilan favorable dans toutes les colonnes. Le +/− n’est pas une note individuelle de défense, mais il apporte une information différente des points.
Au tableau du coach
Patrick Roy : Kirill, si la ligne de tir est fermée, ne force pas la rondelle à travers les jambes du défenseur.
Marchenko : Je la remets, puis je me démarque pour qu’on puisse me la redonner.
Roy : Oui. Lis le défenseur. S’il te suit, tu libères de l’espace pour ton partenaire.
Gaston « Deux Minutes » Beaulieu — Cold : zéro point n’est pas zéro activité
COLD — Le réveil se fait attendre

Islanders
Connor McDavid
0 P · 14 tirs4 matchs

Seattle
Auston Matthews
0 B · 3 A · 22 tirs4 matchs

Rangers
Andrei Vasilevskiy
,833 · 6,86 de moyenne2 matchs · 8 buts accordés
McDavid n’a aucun point après quatre matchs. Les Islanders n’ont aucune victoire, ont marqué sept buts et en ont accordé 17. Le problème offensif est assez clair pour qu’on en parle sans inventer une crise de vestiaire.
Ses 14 tirs et ses 11 mises en échec donnent néanmoins deux autres éléments du relevé. McDavid reste blanchi au pointage; il n’est pas absent de toutes les statistiques. Dire qu’il « ne fait rien » serait simplement faux. Dire que son attaque doit produire davantage est défendable.
| Joueur | Club | PJ | B | A | Tirs | +/− |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Connor McDavid | 4 | 0 | 0 | 14 | −1 | |
| Connor Bedard | 4 | 0 | 0 | 12 | 0 | |
| Auston Matthews | 4 | 0 | 3 | 22 | −3 |
Bedard attend lui aussi son premier point, mais Pittsburgh a gagné trois de ses quatre matchs. Les quatre buts de Filip Forsberg, dont deux gagnants, donnent de la production au club pendant cette disette. Deux joueurs peuvent avoir le même compteur à zéro et vivre des débuts collectifs très différents.
Matthews a trois passes et 22 tirs, mais aucun but. Il prend aussi 141 mises au jeu, le deuxième plus grand total du relevé, avec une réussite de 50,35 %. Il contribue donc à autre chose qu’à la finition. Pour Seattle, à 1–3–0 malgré un récent gain de 4–2 contre Winnipeg, son premier but demeure un événement à attendre.
Gaston peut sortir le café fort. Pour la pancarte « à échanger », il peut encore attendre.
Chez les Rangers, les deux apparitions d’Andrei Vasilevskiy sont difficiles : aucune victoire, ,833 d’arrêts et huit buts accordés en 70 minutes. Le résultat est mauvais. La répartition des responsabilités entre le gardien et les joueurs devant lui reste à établir; la seule ligne statistique ne la donne pas.
Bastien Lacroix — Montréal a des recrues, et du travail derrière elles
La relève montréalaise

Montréal
Alex Laferriere
3 B · 2 A · 5 P4 matchs · +4
Montréal
William Smith
2 B · 3 A · 5 P4 matchs · +3
Le 8–3 contre Edmonton attire les regards, mais le départ montréalais contient plus qu’un gros score. Le club est à 2–1–1, a remporté ses deux derniers matchs et compte 18 buts. Alex Laferriere et William Smith ont chacun cinq points; Logan O’Connor a six passes et un différentiel de +4.
Laferriere totalise trois buts et deux passes. Smith compte deux buts, trois passes et seulement cinq tirs. Sa réussite de 40 % est excellente dans ce relevé; la prochaine chose à surveiller sera son volume de tirs, plutôt que d’attendre la même proportion de buts à chaque sortie.
Le bilan de l’équipe comporte aussi 14 buts accordés. La production des jeunes est encourageante, mais elle ne règle pas tout le match.
Hampus Lindholm et Stephen Johns apportent un autre angle. Avec respectivement 19 et 17 mises en échec, ils occupent les deux premières places de cette colonne : 4,75 et 4,25 par match. Ils ont aussi bloqué huit et six tirs. Montréal apparaît ainsi dans ce bilan pour ses points et son activité physique enregistrée.
Bastien — La ligne bleue : les points, les contacts et les blocages
| Joueur | Club | PJ | P | +/− | ÉCH données | SHB |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Hampus Lindholm | 4 | 3 | +2 | 19 | 8 | |
| Stephen Johns | 4 | 3 | +4 | 17 | 6 | |
| Brett Pesce | 4 | 3 | −1 | 1 | 12 | |
| John Klingberg | 4 | 3 | −1 | 1 | 12 | |
| Devon Toews | 4 | 2 | −2 | 2 | 12 | |
| Thomas Chabot | 4 | 5 | +6 | 4 | 11 |
ÉCH : mises en échec données. SHB : tirs bloqués par le joueur.
Pesce, Klingberg et Toews comptent chacun 12 tirs bloqués, le plus haut total du relevé. Chabot en a 11, en plus de cinq points et d’un +6. Ce sont des profils différents : l’un des intérêts du tableau est précisément de ne pas les réduire à une seule colonne.
Les blocages indiquent un travail effectué dans la ligne de tir. Ils peuvent aussi accompagner beaucoup de temps passé à défendre. Quant aux contacts donnés, ils montrent l’activité physique comptée, sans garantir que la rondelle a été récupérée. Les totaux méritent leur place dans le récit; ils ne remplacent pas l’observation du jeu.
À Boston, Bo Horvat mène le relevé du différentiel à +8. Au Colorado, Tage Thompson, Nikolaj Ehlers et Alex DeBrincat suivent à +7. Ces bilans favorables ajoutent une autre lecture au départ de leurs équipes; ils ne permettent pas d’attribuer tous les buts à un seul joueur.
Près du banc
Marc Crawford : Quand on récupère la rondelle, donnez au porteur une option proche. On ne veut pas qu’il soit obligé de la lancer n’importe où.
Laferriere : Je reviens lui offrir la passe le long de la bande?
Crawford : Si elle est disponible, oui. Sinon, ajuste ton appui. L’important, c’est qu’il puisse te rejoindre.
Clara — Défenseurs hot et cold : plusieurs façons de commencer une saison
Mario Ferraro et Matt Grzelcyk ont chacun six passes en quatre matchs. Ferraro compte aussi six tirs bloqués; Grzelcyk en a huit. Ils contribuent au pointage sans avoir marqué. Miro Heiskanen présente un autre profil : deux buts, cinq points, dix mises en échec et neuf blocages. Ce début de saison lui donne des arguments dans plusieurs colonnes.
| Joueur | Club | PJ | P | +/− | ÉCH données | SHB |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mario Ferraro | 4 | 6 | 0 | 1 | 6 | |
| Matt Grzelcyk | 4 | 6 | +1 | 5 | 8 | |
| Miro Heiskanen | 4 | 5 | +2 | 10 | 9 | |
| Jonas Brodin | 4 | 1 | −7 | 1 | 8 | |
| Jackson LaCombe | 4 | 1 | −7 | 6 | 5 | |
| Ryan Pulock | 3 | 0 | −5 | 4 | 2 |
À St. Louis, Jonas Brodin et Jackson LaCombe ont chacun un point et un −7. Voilà un départ à redresser, sans transformer le différentiel en procès individuel. Le chiffre décrit les buts comptés pendant leur présence dans les situations retenues par le +/−; il ne désigne pas automatiquement le responsable de chaque but.
Brodin a pourtant pris 13 tirs et bloqué huit tentatives adverses. Sa production est froide, mais son activité ne se résume pas à son point. LaCombe ajoute six contacts et cinq blocages. Pour eux, la question sera de sortir de cette séquence défavorable, plutôt que de gonfler une colonne pour faire oublier les autres.
Ryan Pulock, dans l’Utah, est encore sans point après trois rencontres, avec sept tirs et un −5. Il attend sa première contribution au pointage. À l’inverse, les six passes de Ferraro et Grzelcyk sont déjà au tableau. Ce contraste vaut un suivi; trois ou quatre matchs ne suffisent pas à fixer la hiérarchie de toute une saison.
Les mises au jeu : le taux et la charge de travail
Clayton Keller, avec Columbus, a pris 147 engagements en quatre matchs. C’est le plus grand total du relevé. Matthews en compte 141; Colton Sissons, à Buffalo, 134. La colonne des prises montre qui assume le volume, pas seulement qui affiche le meilleur pourcentage.
| Joueur | Club | PJ | MJ prises | Réussite |
|---|---|---|---|---|
| Clayton Keller | 4 | 147 | 47,62 % | |
| Auston Matthews | 4 | 141 | 50,35 % | |
| Colton Sissons | 4 | 134 | 55,22 % | |
| Casey Mittelstadt | 4 | 133 | 56,39 % | |
| Pavel Zacha | 4 | 97 | 58,76 % | |
| Mark Jankowski | 4 | 78 | 62,82 % |
MJ : mises au jeu. Sélection comparative, pas classement de tous les centres.
Jankowski affiche le meilleur taux parmi les joueurs ayant au moins 60 engagements dans ce relevé. Le seuil sert ici à éviter de mettre trois mises au jeu sur le même pied que plus d’une centaine; ce n’est pas une règle du simulateur ni un seuil qui rend le résultat définitif.
Zacha associe ses 58,76 % à sept points et un +6. Mittelstadt combine un plus grand volume d’engagements à huit points. L’un affiche le meilleur taux des deux; l’autre assume davantage de prises. Ce tableau ouvre la discussion sur leur utilisation sans avoir à forcer un vainqueur.
Ceux qui encaissent les contacts
| Joueur | Club | PJ | ÉCH reçues | ÉCH données | P |
|---|---|---|---|---|---|
| Clayton Keller | 4 | 18 | 4 | 3 | |
| Seth Jones | 4 | 14 | 4 | 1 | |
| Drake Batherson | 4 | 13 | 2 | 2 | |
| Bo Horvat | 4 | 13 | 4 | 5 |
Keller mène aussi la colonne des mises en échec reçues avec 18. C’est une autre manière de voir son exposition au jeu de contact. Un joueur qui transporte ou récupère souvent la rondelle peut se retrouver dans ces duels; son rôle, son temps de jeu et la pression adverse comptent également. Le total ne suffit pas à lui attribuer le plus de possession.
Horvat reçoit 13 contacts tout en comptant cinq points et un +8. Batherson a le même nombre de contacts reçus, avec deux points et un +2. Ce contraste mérite davantage d’attention qu’une équation automatique entre contacts, possession et efficacité.
Rémi — Gardiens hot : des arrêts, et la charge qui vient avec
Spencer Knight a accordé trois buts sur 93 tirs en 120 minutes. Son ,968 donne du relief à ses deux victoires : Anaheim a reçu beaucoup d’arrêts dans ses deux apparitions. Linus Ullmark complète le tandem avec quatre buts accordés sur 67 tirs et deux autres gains. Deux gardiens, deux bonnes réponses; le départ parfait des Ducks mérite aussi d’être raconté depuis leur demi-cercle.
| Gardien | Club | PJ | V | Arrêts | Moyenne | Tirs reçus | Minutes | BL |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Spencer Knight | 2 | 2 | ,968 | 1,50 | 93 | 120 | 0 | |
| Linus Ullmark | 2 | 2 | ,940 | 2,00 | 67 | 120 | 0 | |
| John Gibson | 4 | 3 | ,935 | 2,23 | 138 | 242 | 0 | |
| Jake Oettinger | 4 | 3 | ,917 | 2,75 | 133 | 240 | 0 | |
| Matt Murray | 3 | 2 | ,941 | 1,98 | 102 | 182 | 1 | |
| Thatcher Demko | 2 | 2 | ,943 | 1,95 | 70 | 123 | 0 |
Arrêts : proportion des tirs arrêtés. Moyenne : buts accordés par 60 minutes. BL : blanchissages. PJ comprend les apparitions, pas seulement les départs.
Gibson a déjà joué 242 minutes et reçu 138 tirs. Trois victoires, neuf buts accordés : son dossier combine une charge plus grande que celle du tandem d’Anaheim et une efficacité de ,935. Oettinger a lui aussi trois gains, avec 240 minutes et 133 tirs reçus. Même nombre de victoires, rendement différent devant le filet : les résultats de l’équipe ne remplacent pas le taux d’arrêts.
Murray offre un départ à souligner à Edmonton : ,941, une moyenne de 1,98 et un blanchissage. Il a concédé six buts en 182 minutes. Le 8–3 subi par les Oilers contre Montréal ne doit donc pas servir à raconter automatiquement le début de saison de chacun de leurs gardiens. À Dallas, Demko a remporté ses deux apparitions et arrêté ,943 des 70 tirs reçus. Le dossier est bon; il reste plus court que celui de Gibson.
Gaston — Gardiens cold : la fiche ne raconte pas tout
| Gardien | Club | PJ | V | Arrêts | Moyenne | Tirs reçus | Minutes | BL |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Andrei Vasilevskiy | 2 | 0 | ,833 | 6,86 | 48 | 70 | 0 | |
| Elvis Merzlikins | 3 | 0 | ,874 | 4,72 | 111 | 178 | 0 | |
| Ilya Sorokin | 3 | 0 | ,887 | 4,62 | 106 | 156 | 0 | |
| Logan Thompson | 3 | 3 | ,889 | 3,00 | 81 | 180 | 0 |
Vasilevskiy a accordé huit buts sur 48 tirs en 70 minutes. Son départ est difficile, mais ses deux apparitions ne représentent même pas deux matchs complets de travail. Comparer sa moyenne à celle d’un gardien ayant quatre rencontres demande de garder ce volume en vue.
Merzlikins a encaissé 14 buts sur 111 tirs avec les Islanders; Sorokin en a accordé 12 sur 106 avec Seattle. Tous deux cherchent une première victoire. Ces équipes attendent des buts de leurs vedettes, mais leur rendement devant le filet fait aussi partie du problème à résoudre. Les chiffres ne permettent pas de départager ici les occasions dangereuses, les couvertures ratées et les arrêts qui auraient dû être faits.
Le cas de Thompson est plus nuancé. La Floride a gagné ses trois matchs et il compte les trois victoires, mais son taux d’arrêts est de ,889. Son attaque a marqué 17 buts; lui en a accordé neuf. La fiche est chaude, l’efficacité mérite un suivi. Ce n’est pas le même portrait que celui de Gibson, malgré leurs trois gains chacun.
Gaston peut donc garder deux questions sur son carnet : qui remonte son taux d’arrêts, et qui continue à gagner quand son attaque marque moins? C’est là que le prochain tour de calendrier deviendra intéressant pour les gardiens aussi.
Laval–Ontario : une fiche parfaite va tomber
Dans le Farm, Laval et Ontario ont gagné leurs quatre premiers matchs et doivent s’affronter. Laval a inscrit 21 buts et en a accordé quatre. Ontario en a marqué 23 et concédé huit. Voilà un rendez-vous avec un enjeu simple et concret : au moins un des deux clubs perdra sa fiche parfaite.
Bridgeport, à 3–0–0 avec 16 buts pour et cinq contre, donne un contraste frappant dans l’organisation des Islanders. Le grand club cherche une première victoire; le club-école accumule les gains. Ce sont deux circuits différents, pas une raison de comparer directement leur force.
Chez les pros, Boston–Montréal opposera deux clubs sur une séquence gagnante. Chicago–Buffalo réunit deux formations à 3–1–0; les Sabres affichent jusqu’ici 36,4 % en avantage numérique. Winnipeg tentera pour sa part d’infliger une première défaite à Anaheim.
Les prochains matchs donneront plusieurs réponses. Marchenko gardera-t-il son volume de tirs? Matthews transformera-t-il enfin les siens en but? Ferraro et Grzelcyk poursuivront-ils leur récolte de passes? Gibson maintiendra-t-il son efficacité avec cette charge de travail, et Sorokin relancera-t-il son début de saison? Et entre Laval et Ontario, quelle attaque restera devant? Le début de saison fournit déjà les questions; le calendrier se charge de la suite.
Sources : statistiques Pro des joueurs, classement Pro, gardiens, meneurs, calendrier et résultats, classement Farm, entraîneurs. Export du 10 octobre 2026 à 9 h 19 min 53 s.