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Résumé de la ligue

Le Coude Haut — Les premiers verdicts

Dans l’Est, les Flyers de Philadelphie donnent le rythme et les gardiens font une différence majeure. Dans l’Ouest, les Blackhawks de Chicago et les Jets de Winnipeg mènent une course où les Ducks d’Anaheim viennent déjà de perdre leur coussin. Deux conférences, deux bilans.

Par Rémi Lacerte, avec Clara Bérubé, Bastien Lacroix et Gaston « Deux Minutes » Beaulieu.

Saison 24 • Jour simulé 24 terminé • Clubs Pro : 12 ou 13 matchs joués. Export FHSW du 30 octobre 2026 à 15 h 17 min 36 s, consulté le 1er novembre. Édition réorganisée le 2 novembre.

Le Coude Haut — Les premiers verdicts : Canadiens de Montréal et Sabres de Buffalo
Illustration de couverture : Canadiens de Montréal–Sabres de Buffalo, une confrontation du jour 14 décidée en prolongation.

Dans notre premier bilan, les Ducks d’Anaheim avaient droit à la belle photo : quatre victoires, aucune défaite, 18 buts marqués et sept accordés. Neuf matchs plus tard, ils sont à 5–8. Pendant ce temps, les Flyers de Philadelphie ont remporté neuf de leurs 12 premières rencontres.

La saison de 84 matchs est encore jeune. Le classement commence néanmoins à distinguer les équipes qui peuvent gagner de plusieurs façons de celles qui doivent obtenir la soirée parfaite pour récolter leurs points. Et les enjeux ne se présentent pas de la même manière dans les deux conférences.

Voici donc l’Est, puis l’Ouest : les équipes qui prennent de l’avance, les marqueurs qui produisent, les défenseurs qui portent de grosses minutes et les gardiens qui doivent garder tout le monde dans le match.

Conférence de l’Est — Philadelphie mène, Pittsburgh ferme la porte

Les Flyers imposent la cadence

Neuf victoires en 12 matchs, 18 points et un différentiel de plus-8 : les Flyers de Philadelphie ont le départ le plus rentable de leur conférence. Ils ont récolté 75 % des points disponibles. À ce stade, c’est une avance à défendre, pas une qualification à célébrer.

Jesper Wallstedt y contribue avec six victoires en sept départs et un taux d’arrêts de ,925. Les Flyers de Philadelphie n’ont marqué ni autant de buts que les Panthers de la Floride ni autant que les Canadiens de Montréal. Ils ont toutefois mieux transformé leur production en victoires. Leur gardien mérite une place dans l’explication.

Les Panthers de la Floride suivent avec 17 points en 12 rencontres et l’attaque la plus productive de la FHSW : 51 buts. Seth Jarvis et Kyle Connor ont chacun 16 points. Le jeu de puissance fonctionne à 25,6 %. C’est beaucoup de pression à imposer aux autres clubs; c’est aussi une façon de vivre avec les 38 buts accordés et le taux d’arrêts de ,894 de Logan Thompson.

Les Penguins de Pittsburgh présentent une autre recette. Ils ont gagné huit de leurs 12 matchs en ne marquant que 35 buts. Leur avantage numérique ne convertit que 12,7 % de ses occasions. Il faut alors gagner ses soirées autrement, et Karel Vejmelka leur a donné une aide considérable devant le filet.

Conférence de l’Est — les 13 clubs
ClubMJV–D–DPPTSBPBCDiff.
Flyers de Philadelphie129–3–0184234+8
Panthers de la Floride128–3–1175138+13
Penguins de Pittsburgh128–4–0163532+3
Sabres de Buffalo127–4–1154341+2
Capitals de Washington127–5–0144135+6
Blue Jackets de Columbus137–6–0143836+2
Bruins de Boston126–5–1133936+3
Canadiens de Montréal136–6–1135045+5
Lightning de Tampa Bay126–6–0123237-5
Devils du New Jersey135–7–1114349-6
Islanders de New York125–7–0103042-12
Rangers de New York124–8–083541-6
Red Wings de Détroit123–9–063144-13

Ordre de lecture : points, pourcentage des points, différentiel; pas de départage officiel des séries présumé.

Buffalo et Montréal : des marqueurs en vue, des bilans différents

Portrait de Filip Chytil
Filip ChytilSabres de Buffalo19 points • 12 matchs
Portrait de Matthew Boldy
Matthew BoldyCanadiens de Montréal18 points • 13 matchs

Filip Chytil mène les pointeurs Pro avec dix buts et neuf aides en 12 matchs. Ses 57 lancers donnent du poids à son départ. Les Sabres de Buffalo ont également un avantage numérique à 34,8 %, ce qui leur permet de faire payer cher les pénalités adverses.

Le club a pourtant accordé 41 buts en 12 rencontres et n’affiche qu’un différentiel de plus-2. Avec 15 points, les Sabres de Buffalo restent bien placés, mais leur attaque ne leur achète pas encore des soirées tranquilles.

Matthew Boldy compte 18 points en 13 matchs avec les Canadiens de Montréal; Nick Suzuki en a 16. Alex Laferriere ajoute six buts et cinq aides. Les Canadiens de Montréal ont marqué 50 fois, soit davantage que n’importe quel autre club de l’Est à l’exception des Panthers de la Floride. Ils n’ont néanmoins que 13 points et une fiche de 6–6–1.

Les unités spéciales fournissent une partie du problème : 13,7 % en avantage numérique, 73,3 % en infériorité. Une bonne soirée du premier trio peut rapidement perdre de sa valeur si le club doit continuer à courir après les buts accordés.

Andrei Kuzmenko mérite aussi sa place dans le bilan offensif. Ses 17 points, dont 11 aides, accompagnent les 14 points au classement des Capitals de Washington. Leur taux d’efficacité de 87,8 % en infériorité numérique leur donne un autre appui que la seule production de leurs attaquants.

Les attaquants en vue dans l’Est
Joueur / clubMJBAPTSLancers
Filip ChytilSabres de Buffalo121091957
Matthew BoldyCanadiens de Montréal138101863
Andrei KuzmenkoCapitals de Washington126111744
Nick SuzukiCanadiens de Montréal136101664
Seth JarvisPanthers de la Floride12881665
Kyle ConnorPanthers de la Floride12791651

Sélection éditoriale; statistiques Pro, toutes situations.

Les défenseurs de l’Est ne sont pas des figurants

Cam Fowler a déjà 14 aides et 15 points avec les Sabres de Buffalo. Noah Dobson totalise 13 points avec les Penguins de Pittsburgh en jouant environ 25 minutes et demie par soir. Ce sont des défenseurs qui produisent tout en assumant une part importante des minutes.

Mario Ferraro a récolté 14 aides chez les Devils du New Jersey, bloqué 33 lancers et joué 26 minutes par rencontre. Pourtant, son club est à 5–7–1. Son rendement individuel n’efface pas les difficultés collectives. Il montre plutôt que les Devils du New Jersey ont autre chose à régler que l’absence de contribution de ce défenseur.

Chez les Canadiens de Montréal, Hampus Lindholm combine 11 points, 38 mises en échec et 30 lancers bloqués. Matt Grzelcyk a lui aussi 11 points chez les Bruins de Boston, avec plus de 24 minutes par match. Les deux clubs possèdent une contribution appréciable à la ligne bleue, mais restent à 13 points chacun. Le soutien des défenseurs ne règle pas tout le reste.

Les défenseurs de l’Est au travail
Joueur / clubMJPTS+/−ÉCHSHBMin/MJ
Cam FowlerSabres de Buffalo1215021921,9
Mario FerraroDevils du New Jersey1314-363326,0
Noah DobsonPenguins de Pittsburgh1213092625,5
Hampus LindholmCanadiens de Montréal13110383023,8
Matt GrzelcykBruins de Boston1211+1181824,4

ÉCH : mises en échec données. SHB : lancers bloqués. Minutes par match, toutes situations.

Les lancers bloqués témoignent d’un travail utile. Ils peuvent aussi accompagner de longues présences sans la rondelle. Même prudence pour le plus/minus : le plus-5 de Stephen Johns à Montréal s’inscrit dans une utilisation d’un peu plus de 14 minutes par match. On ne lui confie pas la même charge qu’à Hampus Lindholm. Applaudir une contribution ne demande pas d’effacer cette différence.

Les gardiens de l’Est : Vejmelka brille, Hart encaisse le volume

Portrait de Karel Vejmelka
Karel VejmelkaPenguins de Pittsburgh,948 • 6 départs

Karel Vejmelka a arrêté 201 des 212 lancers reçus avec les Penguins de Pittsburgh. Son taux de ,948 et sa moyenne de 1,78 constituent un excellent départ. Il faut simplement conserver les six départs dans la même phrase que le ,948 : la saison ne se joue pas sur une semaine de travail exceptionnelle.

Pheonix Copley présente un taux de ,929 en neuf départs avec les Capitals de Washington. Jesper Wallstedt est à ,925 en sept départs pour les Flyers de Philadelphie. Les Blue Jackets de Columbus, à 7–6, reçoivent quant à eux un taux de ,918 de John Gibson sur 429 lancers en 12 départs. Les bonnes histoires devant le filet ne se limitent pas au meneur de la conférence.

Les gardiens de l’Est : rendement et charge
Gardien / clubDép.MinLancers reçus% arrêtsMoy.
Karel VejmelkaPenguins de Pittsburgh6371212,9481,78
Pheonix CopleyCapitals de Washington9539324,9292,56
Jesper WallstedtFlyers de Philadelphie7388214,9252,48
John GibsonBlue Jackets de Columbus12721429,9182,91
Carter Hart Devils du New Jersey13738472,8963,98
Dustin WolfCanadiens de Montréal9513300,8933,74
Logan ThompsonPanthers de la Floride12663349,8943,35

Sélection de gardiens à six départs ou plus. Toutes les présences Pro sont incluses, même en relève. ,948 = 94,8 %. Moyenne par 60 minutes; minutes affichées arrondies.

Carter Hart a reçu 472 lancers en 13 départs chez les Devils du New Jersey. Son taux de ,896 n’offre pas assez de marge, mais la charge doit rester dans le portrait : plus de 36 lancers reçus par départ. Réduire le bilan à « le gardien ne fait pas les arrêts » ferait disparaître le travail qui reste à accomplir devant lui.

À Montréal, Dustin Wolf est à ,893 en neuf départs; Mackenzie Blackwood, à ,915 en quatre départs et cinq apparitions. L’écart mérite un suivi. Il ne suffit pas, à lui seul, pour déclarer que quatre départs ont réglé la hiérarchie.

Le milieu doit produire, le bas ne peut plus trop attendre

Les Bruins de Boston possèdent une fiche de 6–5–1 et un différentiel de plus-3. Les Blue Jackets de Columbus sont à plus-2, avec un point de plus au classement. Aucun des deux clubs n’a creusé un trou, mais aucun n’a encore constitué de coussin.

Le Lightning de Tampa Bay compte 12 points. Sean Monahan y joue un rôle qui dépasse ses 12 points individuels : il a remporté 216 de ses 365 mises au jeu, soit 59,2 %. Nick Suzuki, à Montréal, est à 53,0 % sur 379 engagements. Clayton Keller, à Columbus, en a pris 461, en a gagné 239 et a encaissé 36 mises en échec. La feuille de pointage ne montre pas toute cette charge de travail.

Un joueur souvent au contact peut transporter ou récupérer beaucoup de rondelles. Les mises en échec reçues ne prouvent cependant pas, à elles seules, qu’il contrôle la possession. Le volume, les minutes et la production doivent être lus ensemble.

Chez les Islanders de New York, Connor McDavid a quitté la colonne des zéros : après quatre matchs sans point dans notre premier bilan, il en a ajouté six dans les huit suivants. Trois buts, trois aides en 12 matchs, c’est un réveil. Les Islanders de New York n’ont toutefois marqué que 30 buts et présentent une fiche de 5–7. Ils ont besoin de davantage.

Les Rangers de New York sont à 4–8; les Red Wings de Détroit, à 3–9. Les premiers ont un différentiel de moins-6, les seconds de moins-13. Le prochain bloc de matchs doit commencer à réduire ces écarts, plutôt que les rendre plus difficiles à remonter.

Les unités spéciales de l’Est
ClubAN buts/occ.AN %IN buts acc./occ.IN %
Flyers de Philadelphie7/4017,5 %7/4584,4 %
Panthers de la Floride10/3925,6 %8/4481,8 %
Penguins de Pittsburgh7/5512,7 %7/4182,9 %
Sabres de Buffalo16/4634,8 %6/4285,7 %
Capitals de Washington11/5121,6 %5/4187,8 %
Canadiens de Montréal7/5113,7 %12/4573,3 %

AN : avantage numérique. IN : infériorité numérique. Les dénominateurs montrent le nombre d’occasions.

Le verdict de Clara Bérubé : « Les Canadiens ont presque autant de buts que les Panthers, mais quatre points de moins en un match de plus. Marquer ne suffit pas : Montréal doit aussi accorder moins de buts et améliorer ses unités spéciales pour transformer cette production en victoires. »

Conférence de l’Ouest — Chicago avance, Anaheim perd pied

Les Blackhawks prennent les points; les Jets les talonnent

Les Blackhawks de Chicago mènent l’Ouest avec 18 points en 13 matchs. Ils ont gagné sept fois et ajouté quatre points lors de défaites en prolongation ou en fusillade. Ces points comptent tout autant dans la colonne. Leur différentiel de plus-12 montre aussi que le départ ne repose pas seulement sur les soirs où ils ont prolongé le match.

Les Jets de Winnipeg ont 17 points en 12 rencontres et un pourcentage des points légèrement supérieur : 70,8 %, contre 69,2 % pour les Blackhawks de Chicago. Jake DeBrusk a déjà marqué neuf buts; Jake Allen a remporté sept matchs. L’attaque reçoit de la finition et le gardien lui offre du soutien : deux bonnes raisons de prendre ce départ au sérieux.

Le Wild du Minnesota a gagné huit de ses 12 matchs, avec 46 buts marqués et 39 accordés. Les Blues de St. Louis ont également huit victoires, mais en 13 sorties, avec seulement un but de plus marqué qu’accordé. Les deux équipes possèdent 16 points. Elles n’ont pas encore créé la même marge au fil de leurs rencontres.

Conférence de l’Ouest — les 13 clubs
ClubMJV–D–DPPTSBPBCDiff.
Blackhawks de Chicago137–2–4184836+12
Jets de Winnipeg128–3–1174637+9
Wild du Minnesota128–4–0164639+7
Blues de St. Louis138–5–0163837+1
Kings de Los Angeles137–5–1154841+7
Avalanche du Colorado137–5–11549490
Oilers d’Edmonton126–4–2143334-1
Stars de Dallas126–5–1133839-1
Kraken de Seattle125–6–1113641-5
Canucks de Vancouver124–5–3113843-5
Ducks d’Anaheim135–8–0104246-4
Mammoth de l’Utah124–7–193439-5
Sharks de San Jose124–8–083146-15

Ordre de lecture : points, pourcentage des points, différentiel; pas de départage officiel des séries présumé.

Les Ducks : le départ parfait appartient déjà au passé

Passer de 4–0 à 5–8, ce n’est pas simplement rentrer dans le rang. Les Ducks d’Anaheim ont marqué 24 buts et en ont accordé 39 dans leurs neuf dernières rencontres. Ils viennent de subir quatre défaites consécutives.

Tim Stützle totalise tout de même 15 points en 13 matchs. Cal Foote a bloqué 35 lancers. Il y a de la production et du travail dans cette équipe. La question est devenue plus pressante : comment faire diminuer les buts accordés sans demander au gardien d’effacer tout ce qui se passe devant lui?

Le tandem mérite d’ailleurs une lecture séparée. Spencer Knight maintient un taux de ,923 en six apparitions, dont cinq départs. Linus Ullmark est à ,893 après huit départs. Les charges diffèrent, les résultats aussi. Les deux gardiens ne doivent pas être confondus dans le même verdict parce qu’ils portent le même chandail.

Gaston Beaulieu : « J’avais gardé la photo du départ parfait. Je vais la laisser sur le bureau : ça nous empêchera de remettre le championnat d’octobre au prochain club qui gagne quatre matchs. »

L’attaque du Colorado produit; la finition manque ailleurs

Casey Mittelstadt compte 18 points en 13 matchs avec l’Avalanche du Colorado, sur un volume de 66 lancers. Kirill Marchenko a neuf buts et sept aides. Il avait neuf points après quatre matchs; ses sept points dans les neuf suivants représentent un ralentissement, pas une disparition.

L’Avalanche du Colorado a marqué 49 buts. Elle en a aussi accordé 49. Son avantage numérique à 27,8 % lui procure un appui important; son infériorité à 72,1 % laisse un chantier tout aussi visible.

Chez les Canucks de Vancouver, Jason Robertson n’a que quatre points, mais il a dirigé 61 lancers au filet en 12 matchs et joue près de 23 minutes par rencontre. Trois lancers sont entrés, pour une efficacité de 4,9 %. Il manque de finition. Dire qu’il ne se présente pas ne décrirait pas correctement ce volume.

Sam Reinhart n’a marqué qu’une fois sur 38 lancers avec les Jets de Winnipeg. Ses quatre points en 12 matchs demeurent insuffisants, même si le bon départ du club évite que chaque soirée sans but prenne toute la place.

Les attaquants en vue dans l’Ouest
Joueur / clubMJBAPTSLancers
Casey MittelstadtAvalanche du Colorado137111866
Kirill MarchenkoAvalanche du Colorado13971646
Jake DeBruskJets de Winnipeg12971656
Tim StutzleDucks d’Anaheim135101544

Sélection éditoriale; statistiques Pro, toutes situations.

Adam Fox porte la ligne bleue des Kings

Portrait de Adam Fox
Adam FoxKings de Los Angeles16 points • 25,6 min/match

Adam Fox a quatre buts et 12 aides en 13 matchs avec les Kings de Los Angeles. À près de 26 minutes par soir et avec un différentiel de plus-7, il ne fournit pas seulement une présence occasionnelle au tableau. Il assume une part importante du travail d’une équipe qui possède 15 points et un différentiel de plus-7.

Miro Heiskanen a récolté 13 points, distribué 35 mises en échec et bloqué 25 lancers avec l’Avalanche du Colorado. Troy Stecher totalise 12 aides chez les Jets de Winnipeg. John Klingberg a 11 points chez les Blackhawks de Chicago, tout comme Owen Power chez les Stars de Dallas. La production offensive des défenseurs ne manque pas dans l’Ouest.

Les défenseurs de l’Ouest au travail
Joueur / clubMJPTS+/−ÉCHSHBMin/MJ
Adam FoxKings de Los Angeles1316+7221925,6
Miro HeiskanenAvalanche du Colorado1313+2352525,4
Troy StecherJets de Winnipeg1212+3251220,1
John KlingbergBlackhawks de Chicago1311+472520,2
Owen PowerStars de Dallas1211-4181823,5
Cal FooteDucks d’Anaheim134-3213518,2

ÉCH : mises en échec données. SHB : lancers bloqués. Minutes par match, toutes situations.

À l’autre bout du travail, Cal Foote mérite qu’on remarque ses 35 lancers bloqués sans prétendre que ce seul total règle le bilan défensif des Ducks d’Anaheim. Bloquer un lancer empêche une rondelle de se rendre au filet. En bloquer beaucoup n’établit pas automatiquement que son équipe passe de bonnes soirées dans sa zone.

Murray soutient les Oilers, Price dépasse la fiche du Kraken

Matt Murray a obtenu 11 départs avec les Oilers d’Edmonton. Il a reçu 355 lancers et en a arrêté 93,5 %. Les Oilers d’Edmonton n’ont marqué que 33 buts en 12 matchs, mais possèdent 14 points. Quand l’attaque offre aussi peu de marge, ce rendement devant le filet devient particulièrement précieux.

Carey Price est à ,936 en six départs avec le Kraken de Seattle. Jake Allen maintient ,926 en dix départs pour les Jets de Winnipeg. Thatcher Demko est à ,922 en dix départs chez les Stars de Dallas. Les charges restent différentes; c’est pourquoi les lancers reçus apparaissent à côté des pourcentages.

Les gardiens de l’Ouest : rendement et charge
Gardien / clubDép.MinLancers reçus% arrêtsMoy.
Matt MurrayOilers d’Edmonton11634355,9352,18
Carey PriceKraken de Seattle6389265,9362,63
Jake AllenJets de Winnipeg10622366,9262,61
Thatcher DemkoStars de Dallas10602348,9222,69
Calvin PetersenKings de Los Angeles9548355,9213,06
Linus UllmarkDucks d’Anaheim8448262,8933,75
Jeremy SwaymanAvalanche du Colorado10556321,8853,99

Sélection de gardiens à six départs ou plus. Toutes les présences Pro sont incluses, même en relève. ,948 = 94,8 %. Moyenne par 60 minutes; minutes affichées arrondies.

Jeremy Swayman présente un taux de ,885 en dix départs avec l’Avalanche du Colorado. L’attaque lui procure de l’air, mais les 49 buts accordés par le club rappellent que cet air coûte cher. Le bilan ne peut pas demeurer confortable longtemps si chaque erreur exige une autre poussée offensive.

Les équipes qui cherchent encore leur marge

Les Oilers d’Edmonton écoulent 91,1 % de leurs infériorités numériques, un autre appui à leur course. À l’inverse, le Kraken de Seattle et les Canucks de Vancouver ne possèdent que 11 points chacun. Le Kraken de Seattle reçoit 47 mises en échec de Tom Wilson, mais seulement quatre points, malgré près de 22 minutes de jeu par rencontre. Son apport physique est réel; il ne fait pas disparaître la question offensive.

Les Stars de Dallas sont à 6–5–1, avec un différentiel de moins-1. Les Blues de St. Louis, à plus-1, profitent notamment des mises au jeu de Morgan Geekie : 195 remportées sur 325, exactement 60 %. Un engagement gagné ne garantit pas le but suivant, mais donne la première occasion de faire travailler l’adversaire.

Le Mammoth de l’Utah n’a que neuf points et les Sharks de San Jose, huit. Chez les Sharks de San Jose, le différentiel de moins-15 est le plus bas de l’Ouest. À ce stade, il ne suffit plus d’attendre qu’un marqueur connaisse une grosse soirée. Le prochain bloc doit aussi réduire les buts accordés.

Les unités spéciales de l’Ouest
ClubAN buts/occ.AN %IN buts acc./occ.IN %
Blackhawks de Chicago13/5324,5 %9/4780,9 %
Jets de Winnipeg16/6325,4 %6/3281,2 %
Oilers d’Edmonton7/4415,9 %4/4591,1 %
Avalanche du Colorado10/3627,8 %12/4372,1 %
Canucks de Vancouver9/5616,1 %13/5174,5 %
Sharks de San Jose7/4017,5 %12/4472,7 %

AN : avantage numérique. IN : infériorité numérique. Les dénominateurs montrent le nombre d’occasions.

Le verdict de Rémi Lacerte : « Chicago et Winnipeg ont pris les points. Anaheim a déjà perdu son avance. Entre les deux, le Colorado nous rappelle qu’une attaque capable d’en marquer beaucoup peut aussi passer ses soirées à réparer les dégâts. »

Le regard de Bastien — le Farm a sa propre course

Le Reign d’Ontario a remporté 11 de ses 12 matchs, marqué 52 buts et n’en a accordé que 25. Matvei Michkov a déjà neuf buts et sept aides; Chandler Stephenson ajoute 15 points. Mais résumer le départ du Reign d’Ontario à ses marqueurs ferait oublier la moitié du différentiel de plus-27.

Le Rocket de Laval suit avec 19 points en 13 matchs. Ben Bishop y affiche un taux d’arrêts de ,940 sur 435 lancers reçus. Chez les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton, Daniel Vladar est à ,951 sur 285 lancers, avec sept victoires en neuf apparitions. Le premier soutient son rendement sur un volume supérieur; le second offre le pourcentage le plus élevé des deux.

Deux gardiens qui soutiennent leur club-école
GardienClub FarmDépartsLancers reçus% arrêts
Ben BishopRocket de Laval13435,940
Daniel VladarPenguins de Wilkes-Barre/Scranton9285,951

Yegor Chinakhov compte 16 points chez les Bears de Hershey, tout comme Justin Hryckowian chez les Islanders de Bridgeport. Le club-école n’a pas à servir uniquement de salle d’attente pour les noms les plus connus. Il possède ses meneurs et ses gardiens capables de faire pencher un calendrier.

Bastien Lacroix : « On peut regarder en bas sans commencer chaque phrase par “quand il sera rappelé”. Pour l’instant, ils ont des matchs à gagner là. »

Les prochains rendez-vous

Dans l’Est, les Penguins de Pittsburgh visiteront les Sabres de Buffalo au jour simulé 26 : l’attaque menée par Filip Chytil rencontrera une équipe qui gagne à une cadence supérieure sans marquer autant. Les Rangers de New York rendront également visite aux Devils du New Jersey, deux clubs qui ont besoin de remonter.

Dans l’Ouest, les Oilers d’Edmonton visiteront l’Avalanche du Colorado le même jour. Le rendement de l’attaque du Colorado, l’infériorité numérique d’Edmonton et le travail devant les filets donnent plusieurs angles à suivre. Le choix des gardiens reste à confirmer.

Les confrontations entre conférences ne manqueront pas non plus : Kings de Los Angeles contre Flyers de Philadelphie, Canadiens de Montréal chez les Blackhawks de Chicago, Ducks d’Anaheim chez les Capitals de Washington. Voilà des occasions de mesurer les départs au-delà de leur propre moitié de classement.

Gaston Beaulieu : « Cette fois, on remet deux bulletins. J’imagine que ceux qui n’aiment pas leur note vont demander qu’on fusionne les conférences. »


Source : export officiel FHSW, base créée le 30 octobre 2026. Conférences reprises de la base FHSW. Fiches : victoires–défaites en temps réglementaire–défaites en prolongation/fusillade. Classements présentés par points, pourcentage des points, puis différentiel; aucun départage officiel des séries n’est présumé.

Début de saison

Ça chauffe déjà — Saison 24, Le Coude Haut FHSW : attaquant et gardien sous des lumières chaudes et froides

Le Coude Haut — Ça chauffe déjà dans la FHSW

Anaheim part sans faute, Marchenko mène les pointeurs et les gros noms ne racontent pas toute l’histoire

Par Rémi Lacerte, Clara Bérubé, Bastien Lacroix et Gaston « Deux Minutes » Beaulieu

Saison 24 — bilan arrêté à l’export STHS du 10 octobre 2026 à 9 h 19 min 53 s.

Anaheim a gagné ses quatre premiers matchs. Connor McDavid cherche encore son premier point. Entre ces deux départs, la saison 24 offre déjà de quoi discuter : Kirill Marchenko mène les pointeurs, Montréal reçoit de la production de ses recrues et plusieurs joueurs font leur travail sans se retrouver en haut de la colonne des buts.

Trois ou quatre rencontres ne règlent pas une saison. Elles donnent toutefois des enjeux immédiats : prolonger une poussée, relancer une attaque ou comprendre pourquoi un joueur produit moins que son équipe. Ce premier bilan passe de l’attaque à la ligne bleue, puis devant le filet. Les points restent au menu, mais les défenseurs et les gardiens ont leurs propres dossiers : production, contacts, blocages, charge de travail et efficacité.

Rémi Lacerte — Anaheim gagne avec ses deux gardiens

Quatre victoires, 18 buts marqués, sept accordés : les Ducks ont le départ le plus net à raconter. Leur gain de 7–2 contre Tampa Bay ajoute un résultat convaincant à un différentiel collectif de +11.

Le rendement devant le filet mérite une place au premier plan. Spencer Knight a deux victoires, un taux d’arrêts de ,968 et une moyenne de 1,50. Linus Ullmark a lui aussi remporté ses deux apparitions, avec une efficacité de ,940 et une moyenne de 2,00. Anaheim reçoit une réponse des deux côtés de son tandem.

Les deux gardiens arrêtent une forte proportion des tirs comptés. Pour Anaheim, ce tandem est déjà l’un des faits marquants du départ, aux côtés de l’attaque.

Roope Hintz complète ce départ avec sept points, dont six passes. L’attaque ne se résume donc pas à un joueur qui marque beaucoup : elle compte aussi un centre qui contribue au pointage en alimentant ses partenaires.

Clara Bérubé — Hot : Marchenko finit, Mittelstadt accumule

HOT — Les palettes chauffent

Portrait de Kirill Marchenko

COL Colorado

Kirill Marchenko

5 B · 4 A · 9 P

4 matchs · 18 tirs

Portrait de Casey Mittelstadt

COL Colorado

Casey Mittelstadt

3 B · 5 A · 8 P

4 matchs · 22 tirs

Portrait de Kyle Connor

FLO Floride

Kyle Connor

4 B · 3 A · 7 P

3 matchs · 15 tirs

Cinq buts et neuf points en quatre matchs : Marchenko possède le dossier offensif le plus spectaculaire de ce relevé. Il a pris 18 tirs et inscrit deux buts en avantage numérique. Avec cinq buts sur ces 18 tirs, sa réussite atteint 27,78 %.

Casey Mittelstadt ajoute huit points et 22 tirs au départ du Colorado. Les deux produisent beaucoup, mais pas de la même façon : Marchenko marque davantage; Mittelstadt compte une passe de plus et un volume de tirs supérieur. Ce dernier gagne aussi 56,39 % de ses 133 engagements. Son nom revient dans plusieurs colonnes.

Clara Bérubé — Hot : Marchenko finit, Mittelstadt accumule
Joueur Club PJ B A P Tirs Tirs %
Kirill Marchenko Colorado 4 5 4 9 18 27,78 %
Casey Mittelstadt Colorado 4 3 5 8 22 13,64 %
Kyle Connor Floride 3 4 3 7 15 26,67 %

Kyle Connor compte un match de moins, mais déjà quatre buts et sept points. La Floride est à 3–0–0, avec 17 buts marqués. Marchenko mène au total; Connor produit légèrement plus par rencontre, à 2,33 points contre 2,25. Le nombre de matchs change la comparaison.

Au Colorado, les 18 buts pour et les 13 contre racontent un autre contraste. L’attaque produit; le club, à 3–1–0, laisse aussi des buts à ses adversaires. Le −1 de Marchenko et le différentiel nul de Mittelstadt empêchent de confondre leur récolte de points avec un bilan favorable dans toutes les colonnes. Le +/− n’est pas une note individuelle de défense, mais il apporte une information différente des points.

Au tableau du coach

Patrick Roy : Kirill, si la ligne de tir est fermée, ne force pas la rondelle à travers les jambes du défenseur.

Marchenko : Je la remets, puis je me démarque pour qu’on puisse me la redonner.

Roy : Oui. Lis le défenseur. S’il te suit, tu libères de l’espace pour ton partenaire.

Gaston « Deux Minutes » Beaulieu — Cold : zéro point n’est pas zéro activité

COLD — Le réveil se fait attendre

Portrait de Connor McDavid

NYI Islanders

Connor McDavid

0 P · 14 tirs

4 matchs

Portrait de Auston Matthews

SEA Seattle

Auston Matthews

0 B · 3 A · 22 tirs

4 matchs

Portrait de Andrei Vasilevskiy

NYR Rangers

Andrei Vasilevskiy

,833 · 6,86 de moyenne

2 matchs · 8 buts accordés

McDavid n’a aucun point après quatre matchs. Les Islanders n’ont aucune victoire, ont marqué sept buts et en ont accordé 17. Le problème offensif est assez clair pour qu’on en parle sans inventer une crise de vestiaire.

Ses 14 tirs et ses 11 mises en échec donnent néanmoins deux autres éléments du relevé. McDavid reste blanchi au pointage; il n’est pas absent de toutes les statistiques. Dire qu’il « ne fait rien » serait simplement faux. Dire que son attaque doit produire davantage est défendable.

Gaston « Deux Minutes » Beaulieu — Cold : zéro point n’est pas zéro activité
Joueur Club PJ B A Tirs +/−
Connor McDavid Islanders 4 0 0 14 −1
Connor Bedard Pittsburgh 4 0 0 12 0
Auston Matthews Seattle 4 0 3 22 −3

Bedard attend lui aussi son premier point, mais Pittsburgh a gagné trois de ses quatre matchs. Les quatre buts de Filip Forsberg, dont deux gagnants, donnent de la production au club pendant cette disette. Deux joueurs peuvent avoir le même compteur à zéro et vivre des débuts collectifs très différents.

Matthews a trois passes et 22 tirs, mais aucun but. Il prend aussi 141 mises au jeu, le deuxième plus grand total du relevé, avec une réussite de 50,35 %. Il contribue donc à autre chose qu’à la finition. Pour Seattle, à 1–3–0 malgré un récent gain de 4–2 contre Winnipeg, son premier but demeure un événement à attendre.

Gaston peut sortir le café fort. Pour la pancarte « à échanger », il peut encore attendre.

Chez les Rangers, les deux apparitions d’Andrei Vasilevskiy sont difficiles : aucune victoire, ,833 d’arrêts et huit buts accordés en 70 minutes. Le résultat est mauvais. La répartition des responsabilités entre le gardien et les joueurs devant lui reste à établir; la seule ligne statistique ne la donne pas.

Bastien Lacroix — Montréal a des recrues, et du travail derrière elles

La relève montréalaise

Portrait de Alex Laferriere

MTL Montréal

Alex Laferriere

3 B · 2 A · 5 P

4 matchs · +4

WS

MTL Montréal

William Smith

2 B · 3 A · 5 P

4 matchs · +3

Le 8–3 contre Edmonton attire les regards, mais le départ montréalais contient plus qu’un gros score. Le club est à 2–1–1, a remporté ses deux derniers matchs et compte 18 buts. Alex Laferriere et William Smith ont chacun cinq points; Logan O’Connor a six passes et un différentiel de +4.

Laferriere totalise trois buts et deux passes. Smith compte deux buts, trois passes et seulement cinq tirs. Sa réussite de 40 % est excellente dans ce relevé; la prochaine chose à surveiller sera son volume de tirs, plutôt que d’attendre la même proportion de buts à chaque sortie.

Le bilan de l’équipe comporte aussi 14 buts accordés. La production des jeunes est encourageante, mais elle ne règle pas tout le match.

Hampus Lindholm et Stephen Johns apportent un autre angle. Avec respectivement 19 et 17 mises en échec, ils occupent les deux premières places de cette colonne : 4,75 et 4,25 par match. Ils ont aussi bloqué huit et six tirs. Montréal apparaît ainsi dans ce bilan pour ses points et son activité physique enregistrée.

Bastien — La ligne bleue : les points, les contacts et les blocages

Bastien — La ligne bleue : les points, les contacts et les blocages
Joueur Club PJ P +/− ÉCH données SHB
Hampus Lindholm Montréal 4 3 +2 19 8
Stephen Johns Montréal 4 3 +4 17 6
Brett Pesce Chicago 4 3 −1 1 12
John Klingberg Chicago 4 3 −1 1 12
Devon Toews Edmonton 4 2 −2 2 12
Thomas Chabot Boston 4 5 +6 4 11

ÉCH : mises en échec données. SHB : tirs bloqués par le joueur.

Pesce, Klingberg et Toews comptent chacun 12 tirs bloqués, le plus haut total du relevé. Chabot en a 11, en plus de cinq points et d’un +6. Ce sont des profils différents : l’un des intérêts du tableau est précisément de ne pas les réduire à une seule colonne.

Les blocages indiquent un travail effectué dans la ligne de tir. Ils peuvent aussi accompagner beaucoup de temps passé à défendre. Quant aux contacts donnés, ils montrent l’activité physique comptée, sans garantir que la rondelle a été récupérée. Les totaux méritent leur place dans le récit; ils ne remplacent pas l’observation du jeu.

À Boston, Bo Horvat mène le relevé du différentiel à +8. Au Colorado, Tage Thompson, Nikolaj Ehlers et Alex DeBrincat suivent à +7. Ces bilans favorables ajoutent une autre lecture au départ de leurs équipes; ils ne permettent pas d’attribuer tous les buts à un seul joueur.

Près du banc

Marc Crawford : Quand on récupère la rondelle, donnez au porteur une option proche. On ne veut pas qu’il soit obligé de la lancer n’importe où.

Laferriere : Je reviens lui offrir la passe le long de la bande?

Crawford : Si elle est disponible, oui. Sinon, ajuste ton appui. L’important, c’est qu’il puisse te rejoindre.

Clara — Défenseurs hot et cold : plusieurs façons de commencer une saison

Mario Ferraro et Matt Grzelcyk ont chacun six passes en quatre matchs. Ferraro compte aussi six tirs bloqués; Grzelcyk en a huit. Ils contribuent au pointage sans avoir marqué. Miro Heiskanen présente un autre profil : deux buts, cinq points, dix mises en échec et neuf blocages. Ce début de saison lui donne des arguments dans plusieurs colonnes.

Clara — Défenseurs hot et cold : plusieurs façons de commencer une saison
Joueur Club PJ P +/− ÉCH données SHB
Mario Ferraro New Jersey 4 6 0 1 6
Matt Grzelcyk Boston 4 6 +1 5 8
Miro Heiskanen Colorado 4 5 +2 10 9
Jonas Brodin St. Louis 4 1 −7 1 8
Jackson LaCombe St. Louis 4 1 −7 6 5
Ryan Pulock Utah 3 0 −5 4 2

À St. Louis, Jonas Brodin et Jackson LaCombe ont chacun un point et un −7. Voilà un départ à redresser, sans transformer le différentiel en procès individuel. Le chiffre décrit les buts comptés pendant leur présence dans les situations retenues par le +/−; il ne désigne pas automatiquement le responsable de chaque but.

Brodin a pourtant pris 13 tirs et bloqué huit tentatives adverses. Sa production est froide, mais son activité ne se résume pas à son point. LaCombe ajoute six contacts et cinq blocages. Pour eux, la question sera de sortir de cette séquence défavorable, plutôt que de gonfler une colonne pour faire oublier les autres.

Ryan Pulock, dans l’Utah, est encore sans point après trois rencontres, avec sept tirs et un −5. Il attend sa première contribution au pointage. À l’inverse, les six passes de Ferraro et Grzelcyk sont déjà au tableau. Ce contraste vaut un suivi; trois ou quatre matchs ne suffisent pas à fixer la hiérarchie de toute une saison.

Les mises au jeu : le taux et la charge de travail

Clayton Keller, avec Columbus, a pris 147 engagements en quatre matchs. C’est le plus grand total du relevé. Matthews en compte 141; Colton Sissons, à Buffalo, 134. La colonne des prises montre qui assume le volume, pas seulement qui affiche le meilleur pourcentage.

Les mises au jeu : le taux et la charge de travail
Joueur Club PJ MJ prises Réussite
Clayton Keller Columbus 4 147 47,62 %
Auston Matthews Seattle 4 141 50,35 %
Colton Sissons Buffalo 4 134 55,22 %
Casey Mittelstadt Colorado 4 133 56,39 %
Pavel Zacha Chicago 4 97 58,76 %
Mark Jankowski Winnipeg 4 78 62,82 %

MJ : mises au jeu. Sélection comparative, pas classement de tous les centres.

Jankowski affiche le meilleur taux parmi les joueurs ayant au moins 60 engagements dans ce relevé. Le seuil sert ici à éviter de mettre trois mises au jeu sur le même pied que plus d’une centaine; ce n’est pas une règle du simulateur ni un seuil qui rend le résultat définitif.

Zacha associe ses 58,76 % à sept points et un +6. Mittelstadt combine un plus grand volume d’engagements à huit points. L’un affiche le meilleur taux des deux; l’autre assume davantage de prises. Ce tableau ouvre la discussion sur leur utilisation sans avoir à forcer un vainqueur.

Ceux qui encaissent les contacts

Ceux qui encaissent les contacts
Joueur Club PJ ÉCH reçues ÉCH données P
Clayton Keller Columbus 4 18 4 3
Seth Jones Winnipeg 4 14 4 1
Drake Batherson Seattle 4 13 2 2
Bo Horvat Boston 4 13 4 5

Keller mène aussi la colonne des mises en échec reçues avec 18. C’est une autre manière de voir son exposition au jeu de contact. Un joueur qui transporte ou récupère souvent la rondelle peut se retrouver dans ces duels; son rôle, son temps de jeu et la pression adverse comptent également. Le total ne suffit pas à lui attribuer le plus de possession.

Horvat reçoit 13 contacts tout en comptant cinq points et un +8. Batherson a le même nombre de contacts reçus, avec deux points et un +2. Ce contraste mérite davantage d’attention qu’une équation automatique entre contacts, possession et efficacité.

Rémi — Gardiens hot : des arrêts, et la charge qui vient avec

Spencer Knight a accordé trois buts sur 93 tirs en 120 minutes. Son ,968 donne du relief à ses deux victoires : Anaheim a reçu beaucoup d’arrêts dans ses deux apparitions. Linus Ullmark complète le tandem avec quatre buts accordés sur 67 tirs et deux autres gains. Deux gardiens, deux bonnes réponses; le départ parfait des Ducks mérite aussi d’être raconté depuis leur demi-cercle.

Rémi — Gardiens hot : des arrêts, et la charge qui vient avec
Gardien Club PJ V Arrêts Moyenne Tirs reçus Minutes BL
Spencer Knight Anaheim 2 2 ,968 1,50 93 120 0
Linus Ullmark Anaheim 2 2 ,940 2,00 67 120 0
John Gibson Columbus 4 3 ,935 2,23 138 242 0
Jake Oettinger Boston 4 3 ,917 2,75 133 240 0
Matt Murray Edmonton 3 2 ,941 1,98 102 182 1
Thatcher Demko Dallas 2 2 ,943 1,95 70 123 0

Arrêts : proportion des tirs arrêtés. Moyenne : buts accordés par 60 minutes. BL : blanchissages. PJ comprend les apparitions, pas seulement les départs.

Gibson a déjà joué 242 minutes et reçu 138 tirs. Trois victoires, neuf buts accordés : son dossier combine une charge plus grande que celle du tandem d’Anaheim et une efficacité de ,935. Oettinger a lui aussi trois gains, avec 240 minutes et 133 tirs reçus. Même nombre de victoires, rendement différent devant le filet : les résultats de l’équipe ne remplacent pas le taux d’arrêts.

Murray offre un départ à souligner à Edmonton : ,941, une moyenne de 1,98 et un blanchissage. Il a concédé six buts en 182 minutes. Le 8–3 subi par les Oilers contre Montréal ne doit donc pas servir à raconter automatiquement le début de saison de chacun de leurs gardiens. À Dallas, Demko a remporté ses deux apparitions et arrêté ,943 des 70 tirs reçus. Le dossier est bon; il reste plus court que celui de Gibson.

Gaston — Gardiens cold : la fiche ne raconte pas tout

Gaston — Gardiens cold : la fiche ne raconte pas tout
Gardien Club PJ V Arrêts Moyenne Tirs reçus Minutes BL
Andrei Vasilevskiy Rangers 2 0 ,833 6,86 48 70 0
Elvis Merzlikins Islanders 3 0 ,874 4,72 111 178 0
Ilya Sorokin Seattle 3 0 ,887 4,62 106 156 0
Logan Thompson Floride 3 3 ,889 3,00 81 180 0

Vasilevskiy a accordé huit buts sur 48 tirs en 70 minutes. Son départ est difficile, mais ses deux apparitions ne représentent même pas deux matchs complets de travail. Comparer sa moyenne à celle d’un gardien ayant quatre rencontres demande de garder ce volume en vue.

Merzlikins a encaissé 14 buts sur 111 tirs avec les Islanders; Sorokin en a accordé 12 sur 106 avec Seattle. Tous deux cherchent une première victoire. Ces équipes attendent des buts de leurs vedettes, mais leur rendement devant le filet fait aussi partie du problème à résoudre. Les chiffres ne permettent pas de départager ici les occasions dangereuses, les couvertures ratées et les arrêts qui auraient dû être faits.

Le cas de Thompson est plus nuancé. La Floride a gagné ses trois matchs et il compte les trois victoires, mais son taux d’arrêts est de ,889. Son attaque a marqué 17 buts; lui en a accordé neuf. La fiche est chaude, l’efficacité mérite un suivi. Ce n’est pas le même portrait que celui de Gibson, malgré leurs trois gains chacun.

Gaston peut donc garder deux questions sur son carnet : qui remonte son taux d’arrêts, et qui continue à gagner quand son attaque marque moins? C’est là que le prochain tour de calendrier deviendra intéressant pour les gardiens aussi.

Laval–Ontario : une fiche parfaite va tomber

Dans le Farm, Laval et Ontario ont gagné leurs quatre premiers matchs et doivent s’affronter. Laval a inscrit 21 buts et en a accordé quatre. Ontario en a marqué 23 et concédé huit. Voilà un rendez-vous avec un enjeu simple et concret : au moins un des deux clubs perdra sa fiche parfaite.

Bridgeport, à 3–0–0 avec 16 buts pour et cinq contre, donne un contraste frappant dans l’organisation des Islanders. Le grand club cherche une première victoire; le club-école accumule les gains. Ce sont deux circuits différents, pas une raison de comparer directement leur force.

Chez les pros, Boston–Montréal opposera deux clubs sur une séquence gagnante. Chicago–Buffalo réunit deux formations à 3–1–0; les Sabres affichent jusqu’ici 36,4 % en avantage numérique. Winnipeg tentera pour sa part d’infliger une première défaite à Anaheim.

Les prochains matchs donneront plusieurs réponses. Marchenko gardera-t-il son volume de tirs? Matthews transformera-t-il enfin les siens en but? Ferraro et Grzelcyk poursuivront-ils leur récolte de passes? Gibson maintiendra-t-il son efficacité avec cette charge de travail, et Sorokin relancera-t-il son début de saison? Et entre Laval et Ontario, quelle attaque restera devant? Le début de saison fournit déjà les questions; le calendrier se charge de la suite.


Sources : statistiques Pro des joueurs, classement Pro, gardiens, meneurs, calendrier et résultats, classement Farm, entraîneurs. Export du 10 octobre 2026 à 9 h 19 min 53 s.